nvironnement ? Mobilités ? Fiscalité ? Non, le thème numéro un de la campagne des élections municipales 2026, ce sera bien la sécurité. D’après un sondage OpinionWay réalisé pour Radio classique et Les Echos, 59 % des Français placent ce thème comme la priorité. On pourrait même aujouter les 39 % des interrogés qui placent la propreté parmi leurs inquiétudes les plus fondées. Le problème pour les candidates et candidats aux mairies, c’est qu’ils n’ont pas véritablement la main sur cette compétence régalienne de sécurité publique, censée être pilotée par le ministère de l’Intérieur.
Face à la stagnation des effectifs de police et de gendarmerie, bon nombre de candidats aux municipales promettent donc de gonfler leurs effectifs de police municipale. Même à Brest, seule ville française de plus de 100.000 habitants qui n’en était pas dotée, le maire socialiste a fini par céder en vue du scrutin. Une preuve de plus que la troisième force de sécurité intérieure est devenue le principal acteur de cette campagne qui peine à démarrer.
Sur le terrain, les quelque 30.000 policiers municipaux de France s’en amusent. Tout en demandant des garanties. « Tout le monde parle de nous. Nous sommes devenus un argument de campagne. On nous utilise politiquement alors qu’avant, on avait tendance à nous mépriser. C’est le signe que nos missions sont mieux reconnues. Ce que j’espère, c’est qu’on ne sera pas oubliés au lendemain des élections », prévient Bertrand Debeaux. Policier municipal à Lyon, le secrétaire national adjoint du syndicat Force ouvrière se bat depuis six ans pour obtenir des avancées pour ses collègues de la part du maire écologiste Grégory Doucet. « On a vu les vannes s’ouvrir ces derniers mois. La campagne était lancée. On n’est pas dupes ».






