Emmanuel Macron : pourquoi il préfère l’ordonnance budgétaire au 49-3 en 2026 ?

Emmanuel Macron envisage l’ordonnance budgétaire pour adopter le budget 2026 malgré les blocages à l’Assemblée, relançant un débat majeur sur l’équilibre des pouvoirs.

Emmanuel Macron : pourquoi il préfère l’ordonnance budgétaire au 49-3 en 2026 ?

Emmanuel Macron réfléchit à recourir à l’ordonnance budgétaire pour sortir de l’impasse à l’Assemblée nationale, relançant le débat sur l’équilibre des pouvoirs pour l’adoption du budget 2026.

Depuis deux mandats, Emmanuel Macron s’est imposé comme l’une des figures les plus centrales de la vie politique française, enchaînant les séquences volcaniques sur les questions économiques. Président de la République, son goût du défi et sa maîtrise des arcanes institutionnelles ne sont plus à prouver. Mais ce début d’année 2024 marque un nouvel épisode dans ce feuilleton politique : l’adoption du budget 2026 piétine à l’Assemblée nationale, plongeant la majorité et l’opposition dans une nouvelle partie de poker législatif. Entre pressions internes et tensions externes, le chef de l’État doit trancher. L’actualité brûlante : va-t-il user d’une ordonnance budgétaire, option radicale inédite qui pourrait signer un précédent décisif ?

Ordonnance budgétaire : la manœuvre inédite d’Emmanuel Macron pour adopter le budget 2026

Face aux blocages persistants et à l’absence de majorité claire, l’exécutif explore des solutions d’exception pour adopter le budget 2026. Parmi elles, l’ordonnance budgétaire prend clairement le pas sur le traditionnel 49-3, pourtant déjà souvent sollicité par les précédents gouvernements.

Ce choix, longtemps resté tabou au sein de l’Élysée, reflète l’agacement d’Emmanuel Macronface à une Assemblée nationale jugée inopérante depuis la fin décembre. Lassé de voir la discussion budgétaire s’éterniser, le chef de l’État a clairement averti : il veut une résolution rapide, idéalement d’ici mi-janvier. Autrefois écartée par le gouvernement, l’option de l’ordonnance s’est frayé un chemin dans l’agenda exécutif, portée par l’idée d’exfiltrer l’impasse parlementaire.

Le mécanisme n’est pas anodin. Prendre le budget par ordonnance, c’est permettre son adoption sans vote du Parlement, ce qui coupe court à tout risque de rejet par les députés. Le Secrétariat général du gouvernement l’affirme : une telle méthode apporte une assise juridique solide, puisque le texte demeure applicable même en cas de renversement du gouvernement par une motion de censure. En clair, quoi qu’il arrive sur le plan politique, le budget ne pourra plus être retoqué.

Reste une inconnue de taille. Jamais une ordonnance n’a été utilisée pour un budget en France : il s’agirait d’un coup de théâtre institutionnel, établissant un précédent de poids. Derrière cette décision, c’est tout l’équilibre des pouvoirs qui se retrouve questionné. Signe de la fébrilité ambiante, l’exécutif songerait même à convoquer un Conseil des ministres extraordinaire aux alentours du 16 ou du 17 janvier. Objectif : acter au plus vite la stratégie à adopter et refermer l’un des volets les plus explosifs du quinquennat.