Dans un premier temps annoncé comme condamné à mort, après avoir pris part aux manifestations qui se déroulent actuellement en Iran, Erfan Soltani ne sera finalement pas exécuté, selon les autorités iraniennes.
Par Maïwenn Furic
Les ONG font état d’au moins 10 000 arrestations de manifestants depuis le début des mobilisations en Iran.
ANNETTE RIEDL / dpa Picture-Alliance via AFP
Les ONG font état d’au moins 10 000 arrestations de manifestants depuis le début des mobilisations en Iran.
EN BREF
• Erfan Soltani, manifestant iranien de 26 ans, ne sera finalement pas exécuté malgré une condamnation initiale à mort.
• Les autorités iraniennes annoncent une peine de prison possible, dissipant les craintes des défenseurs des droits humains.
• Les accusations portées contre Soltani incluent « des rassemblements contre la sécurité nationale et de la propagande ».
Pas de peine de mort pour Erfan Soltani ? Le sort de ce manifestant iranien arrêté par le régime islamique lors de la révolte qui secoue le pays semble avoir été scellé ce jeudi 15 janvier. « S’il est reconnu coupable, il sera condamné à une peine de prison car la loi ne prévoit pas la peine capitale pour ces chefs d’accusation », a annoncé l’agence du pouvoir judiciaire, dissipant ainsi les craintes exprimées ces derniers jours par les défenseurs des droits humains.
Erfan Soltani, 26 ans, a été arrêté à son domicile, situé à Fardis, le 8 janvier. Il est notamment accusé par le régime de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système. En bref, d’avoir manifesté contre la République islamique d’Iran. Son nom et son visage sont rapidement devenus viraux à l’international car il aurait donc pu devenir le premier manifestant identifié et condamné à mort depuis le début de ces mobilisations en Iran, le 28 décembre. « Il s’est toujours battu pour la liberté de l’Iran et, aujourd’hui, nous le voyons debout sous la potence », a déclaré une de ses proches sur CNN, rapporte Ouest-France.
« Sa famille a été informée qu’il avait été condamné à mort et que la sentence devrait être exécutée le 14 janvier », indique l’ONG Iran Human Rights basée à Oslo (IHNRGO). Aucune autre information n’aurait été communiquée à la famille, qui n’aurait eu le droit qu’à une « brève visite » à la prison de Karaj, près de Téhéran, où il est incarcéré.






