Un impact positif
Pour mémoire, PXT3003 a été développé par la société Pharnext, qui avait été liquidée à l’été 2024 , après que ses partenaires financiers avaient décidé de ne plus la soutenir financièrement. . Parmi ces partenaires, Néovacs avait misé plus de 23 millions d’euros sur sa filiale Pharnext dans le cadre d’un accord de financement et d’accompagnement signé en septembre 2022.
Via cet accord, Néovacs avait reçu l’ensemble des sûretés précédemment accordées à un autre partenaire financier de Pharnext. Ces suretés comprenaient la propriété intellectuelle, les comptes bancaires et les créances d’assurance.
Pharnext avait, avant sa liquidation, concédé en mai 2017 une licence sur les droits d’exploitation pour la Chine à une joint-venture commune détenue à 65% par le laboratoire pharmaceutique Tasly.
Néovacs signale qu’une autorisation de mise sur le marché de PXT3003 en Chine, pourrait avoir un impact positif sur les actifs détenus par la société. Cette dernière prévient cependant que les parts dans la joint-venture ne font pas partie des actifs pouvant revenir à Néovacs dans le cadre de la liquidation judiciaire de la société Pharnext.
Cette étape réglementaire pourrait, selon le groupe de biotechnologiques “permettre d’appuyer une demande d’autorisation de mise sur le marché dans d’autres régions du monde (y compris en Europe et aux États-Unis) et a minima de commercialisation dans d’autres pays que la Chine dans lesquels les autorisations de mise sur le marché délivrées par les autorités chinoises sont valables”.
“Si cette approbation ne garantit aucun droit direct à Néovacs, elle pourrait toutefois rouvrir une option stratégique via la signature d’un accord de licence permettant d’exploiter l’autorisation chinoise pour soutenir des dépôts dans d’autres régions et générer à terme des milestones (paiements d’étape, NDLR) et des royalties (redevances) potentielles (8–15% des ventes)”, explique Allinvest Securities dans un commentaire de marché publié avant l’ouverture des marchés.
Une situation financière encore précaire
Cette perspective pourrait donner une nouvelle impulsion à la société qui demeure dans une position délicate. En décembre, Néovacs a pris une série de mesures drastiques de réductions de coûts, pour assurer la continuité de ses programmes de recherche.
L’objectif affiché est de ramener le besoin de financement annuel à environ 2 millions d’euros (5 millions en 2026 avec les coûts de restructuration), en soutenant les programmes scientifiques qui seront logés dans les laboratoires partenaires, et ainsi assurer la continuité d’exploitation.
“Avec 17,5 millions d’euros d’actifs liquides ou mobilisables à court terme, la société n’est pas en danger. Mais dans le contexte actuel très compliqué pour les biotech, la prudence est de mise pour éviter de mettre en risque nos actifs scientifiques”, avait alors déclaré son dirigeant Hugo Brugière.






