Des moments de joie et des crises
Ces mandats n’auront en effet pas été de tout repos. « Tant de joie partagée », mais aussi « certains moments de douleurs » rappelle-t-elle : les fabuleux JO de 2024, mais aussi les attentats de 2015, l’incendie de Notre-Dame ou la crise du Covid-19.
« Habitée par la ville », Anne Hidalgo assure n’avoir « jamais dirigé dans le confort ». Sans jamais la citer, elle n’oublie pas de glisser quelques tacles à Rachida Dati. Notamment sur les finances de la ville, régulièrement attaquée par l’opposition : « Pas besoin de mentir ou de manipuler sur ce sujet. L’investissement de plus de 18 milliards d’euros fait par la Ville de Paris depuis 2014 a généré 19 milliards d’euros supplémentaires de patrimoine pour les Parisiennes et les Parisiens, qui est passé de 28 à 47 milliards d’euros. Oui, en 2026, la trajectoire financière de Paris est robuste ». Elle assure laisser à la prochaine municipalité « une épargne brute de 800 millions d’euros et une durée de désendettement de douze ans et demi. »
Anne Hidalgo veut voir Paris rester à gauche… mais sans citer Emmanuel Grégoire
Un bilan qui, elle le souhaite, permettra à la ville de « rester progressiste ». « J’espère que les Parisiennes et les Parisiens continueront à voter pour la gauche, pour l’écologie, pour la solidarité. C’est mon message politique », précise l’élue. Avant d’ajouter qu’il « y a de grands dangers face à nous. Je pense qu’une candidate de droite est capable de faire l’union avec l’extrême droite ».
Rachida Dati n’est pas citée. Pas plus que son ancien bras droit et chef de file de l’union de la gauche, Emmanuel Grégoire, l’éléphant dans la pièce de cette cérémonie. Si l’animosité d’Anne Hidalgo envers son ancien bras droit – jugé « impatient » – n’est un secret pour personne, la maire de Paris évite les questions : « Je suis tenue à une réserve ».
Et concernant son avenir, Anne Hidalgo n’est pas plus prolixe. Seul un proche ose lancer une piste : « Ce sera dans la justice environnementale. »






