C’est le mal du siècle. Souvent passée sous silence à cause du tabou qui l’entoure, la dépression est pourtant une réalité qui touche de nombreux Français. Il s’agit même de l’une des affections psychologiques les plus fréquentes. On estime que le taux de personnes dépressives dans la population française se situe autour de 15 %. Parmi ces cas, près d’un tiers ne bénéficie d’aucune prise en charge médicale.
Début septembre, une étude menée par l’Institut Montaigne, la Mutualité française et l’Institut Terram révélait qu’un quart des 15‑29 ans se disaient en situation de dépression. Entre le dire et l’être vraiment, il y a cependant une différence importante. En effet, la véritable dépression ne doit pas être confondue avec un simple coup de blues. Ce dernier est passager, souvent lié au stress, à la fatigue ou à un événement ponctuel.
Combattre la dépression sans médicaments ?
On parle de dépression lorsqu’une tristesse profonde ou une perte d’intérêt pour les activités habituelles perdure pendant plus de deux semaines et s’accompagne d’au moins cinq autres symptômes. Parmi ceux-ci figurent une fatigue persistante, des troubles du sommeil et de l’appétit, un sentiment de dévalorisation, des difficultés de concentration et des pensées noires.
Quand un diagnostic est posé par un professionnel de santé, un traitement adapté peut être mis en place. Généralement, les médecins prescrivent à leurs patients des antidépresseurs accompagnés de séances de psychothérapie. Et si cela ne suffisait pas ?

On parle de dépression quand une personne reste triste ou perd intérêt pour ses activités habituelles pendant plus de deux semaines.







